Cadre réglementaireLoi 25 + obligations sectorielles
La clinique médicale privée — GMF, clinique spécialisée, clinique multispécialités — opère sous l'empilement réglementaire le plus dense des six secteurs couverts : Loi 25 comme entité privée, LSSSS (RLRQ, c. S-4.2) pour le secret médical, Loi P-9.0001 pour le partage des renseignements de santé, et le Code de déontologie des médecins.
- Loi 25
- applicable comme à toute organisation privée ; la collecte se limite au mandat clinique.
- Loi sur les services de santé et les services sociaux (RLRQ, c. S-4.2), art. 19-19.2
- secret médical absolu sur tout renseignement obtenu dans l'exercice de la profession. La divulgation à un tiers non autorisé, même incidente, est une violation.
- Loi concernant le partage de certains renseignements de santé (RLRQ, c. P-9.0001)
- encadre les conditions du partage entre établissements et avec des fournisseurs ; un fournisseur infonuagique américain qui héberge ou traite des renseignements de santé tombe sous le coup de la loi.
- Code de déontologie des médecins (RLRQ, c. M-9, r. 17), art. 20-23
- secret professionnel médical ; obligation de prudence dans l'usage d'outils technologiques.
- Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels (RLRQ, c. A-2.1)
- applicable aux établissements publics (CIUSSS, CHU), pas aux cliniques privées, mais le comparable est instructif pour évaluer la diligence attendue par la CAI et par l'inspection professionnelle.
- Collège des médecins du Québec — « Position sur les outils d'IA en pratique clinique »
- recommande explicitement, pour les outils de transcription, l'exécution sur site ou dans une infrastructure infonuagique de juridiction canadienne sous contrat ; mention spécifique des risques liés à Whisper-as-a-service américain.
La conséquence pratique est connue de toute clinique qui a déployé un outil de transcription depuis 2022 : Wispr Flow, Dragon Medical Cloud, et les intégrations Whisper-as-a-service hébergées aux États-Unis transmettent l'audio brut ou les transcriptions à des serveurs américains. Chacun de ces transferts est, à lui seul, un manquement potentiel à l'art. 19 LSSSS, à la Loi P-9.0001, et à la Loi 25 art. 17.